A l'âge de 26 ans, j'ai eu le cancer du sein. Heureusement mon mari qui a senti une grosseur au niveau du sein, m'a fait aller chez un spécialiste qui m'a fait tous les examens ainsi qu'une ponction dans la grosseur inconnue .
Il m'a fallu attendre une semaine pour avoir les résultats, une très longue semaine où l'on se demande s'il y a cancer ou non...
Puis enfin, les résultats arrivent, et à ma grande joie, négatif (il s'agirait d'un dépôt de lait), je suis donc retournée à la consultation, radieuse, pour avoir le détail des résultats... Et là, le Professeur me confirme que c'est un dépôt de lait, mais qu'il n'était pas d'accord avec ce résultat... Il m'a donc refait une ponction dans la grosseur du sein, en prenant soin de prendre plus de liquide...
Je suis resortie de cette consultation, anéantie, me disant : "Mais qu'est-ce qu'il cherche ? Il veut à tout prix que j'ai le cancer ?", j'en voulais au professeur. Une autre longue semaine d'attente, très très longue semaine... Puis vint le verdict, le résultat du labo disait : "N'ayant pas eu assez d'échantillon lors de la 1ère ponction, ils n'ont pas pu voir qu'il y avait des métastases". J'ai cru que le ciel me tombait sur la tête...
Je suis retournée à la consultation du professeur qui m'a confirmé que j'avais le cancer du sein, je lui ai dit : "Je ne veux pas qu'on me coupe le sein, que je suis née avec 2 seins et je mourrais avec les 2", puis il m'a dit que je n'avais rien à craindre, étant donné que j'ai pris à temps la décision de consulter, un traitement au rayon me suffirait.
Durant 3 mois, j'allais donc à l'hôpital tous les jours, pour des séances de rayon, au début, tout allait bien mais au fur et à mesure des séances, mon sein était de plus en plus brûlé, jusqu'à obtenir des croûtes de brûlures et lorsque j'étais couchée la nuit sur le côté (je n'arrive à dormir qu'en me mettant sur le côté), avec la compression, les croûtes éclataient et cela me faisait énormément souffrir mais c'était sans importance, car je savais que je garderais mes 2 seins ! Il a fallu du temps pour que cette brûlure guérisse mais ça a fini par aboutir.
Aujourd'hui, par ce blog, je rends hommage à ce Professeur, car heureusement qu'il a insisté car sinon, cela auraitété la catastrophe... Merci Professeur ! (Il est décédé un an et demi plus tard) et merci à Bruno, mon amour, lui, qui l'a décelé en 1er....
Ce fut à ce moment que j'ai décidé d'avoir un enfant...